Droits de l'Homme et technologie

Droits de l’Homme et technologie
La déclaration universelle des droits de l'homme a été adoptée en décembre 1948: en 60 ans, de nombreux progrès scientifiques et techniques ont été réalisés. Chaque progrès peut être utilisé de façon positive ou négative pour l'homme.

La tentation d'utiliser ces progrès à des fins politiques ou économiques, sans considération pour les droits de l'homme est ainsi omniprésente.

De nos jours, de nombreuses techniques, ainsi que des lois encadrant leurs usages, menacent la liberté d'expression, la liberté d'information, le respect de la vie privée et des données personnelles, et même le droit à un procès juste et équitable.

Une vision d'ensemble de ces menaces révèle le monde informationnel dans lequel nous vivons désormais: un monde étouffant, où chacun de nos gestes est surveillé et connu, et où s'exprimer devient de plus en plus difficile, ou risqué.

Afin d'arrêter cette dérive vers le totalitarisme informationnel, il faut maintenant reconsidérer la déclaration universelle des droits de l'homme en fonction de la généralisation de ces usages négatifs des progrès.

L'objet de humanrights21 est donc d'informer le plus grand nombre sur les menaces technologiques pesant sur les Droits de l'homme au 21ème siècle, et de créer une dynamique d'actions devant permettre de faire évoluer ces droits.

A partir de l'automne 2008, des actions de sensibilisation et de mobilisation seront donc lancées, en particulier le 11 octobre, pour la journée d'action internationale “Freedom not Fear 2008“, en cours de préparation dans différents pays européens.

Toutes les organisations souhaitant plus d'informations, soutenir, ou participer à ces actions, peuvent nous contacter par mail: coordinationAThumanrights21.org.


source : http://www.humanrights21.org/?page_id=8
image : http://www.un.org/french/aboutun/dudh/images/eroosevelt.jpg

# Posté le jeudi 28 août 2008 11:42

Modifié le vendredi 29 août 2008 03:09

dites non !

dites non !
source : parti-pirate.fr
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 28 août 2008 11:48

communiqué de presse humanrights21

Appel à participation à la journée d'action internationale “Freedom not Fear”.

Paris, le 27 juillet 2008

Constatant
une dérive vers une société de surveillance où la liberté d'expression et d'information est menacée, les responsables de nombreuses organisations à travers le monde appellent à une journée d'action commune le 11 octobre 2008.


Manifestations, événements festifs, ateliers de travail... Chaque pays participera à sa façon à la journée d'action “Freedom not Fear 2008″[1]

En France, toujours plus d'organisations [2] préparent cette journée, et invitent les organisations attachées à la défense de la vie privée et de la liberté d'expression et d'information à participer à ce projet [3].

Seule une action à l'échelle mondiale peut désormais lutter contre le totalitarisme informationnel : De plus en plus de pays à travers le monde sont en train de rejoindre ce mouvement, qui doit encore se propager. Nous appelons tous ceux qui ont des contacts avec des militants de pays ne participant pas encore à les mettre en relation avec la coordination freedom not fear [4].

[1] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008
[2] Odebi, Big Brother Awards, Marsnet, Globenet, le Réseau RAIDH, Artisnotdead, Propagande.org, Wireless Marseille, contre-conference.net
[3]écrire à contactAThumanrights21.org ou http://www.humanrights21.org/?page_id=21
[4] https://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008/HowTo

Appel Commun:

Journée internationale d'action du 11 octobre 2008 “Freedom not fear - Stop the
surveillance mania !”


Une large coalition de collectifs et d'organisations vous appelle tous à rejoindre l'action organisée contre la surveillance excessive des gouvernements et des multinationales.

Le 11 octobre 2008, dans de nombreux pays, des gens vont descendre dans la rue avec comme mot d'ordre « Freedom not fear 2008 » . Des actions pacifiques et créatives, du défilé à la teuf, auront lieu dans un grand nombre de capitales européennes.

La surveillance-mania se propage à grands pas. Les gouvernements et les multinationales enregistrent, surveillent et contrôlent nos faits et gestes de manière toujours plus systématique. Quoi que nous fassions, quoi que nous disions ou à qui nous téléphonions, où que nous allions, quels que soient nos amis, ou nos centres d'intérêts, ou les groupes auxquels nous appartenons, le gouvernement « big brother » et les entreprises « little brothers » en savent de plus en plus sur nous.

Les atteintes à la vie privée et à la confidentialité qui en résultent remettent en cause la liberté de religion, la liberté d'expression, mais aussi le secret professionnel des médecins, des services sociaux, des avocats et des journalistes.

L'agenda des multiples réformes du secteur de la sécurité révèle la convergence de la police, des agences de renseignement et du militaire, menaçant de faire disparaitre la séparation et l'équilibre des pouvoirs.

Utilisant des méthodes de surveillance de masse, la coopération sans frontières des militaires, des services de renseignement et des autorités policières mène tout droit à de nouvelles frontières et de nouveaux murs, construisant ainsi de véritables forteresses en Europe et sur d'autres continents, visant directement les réfugiés, les gens “différents” mais également les militants et activistes politiques, les pauvres et les déshérités, ou encore les supporters sportifs.

Se sentant constamment épiés et surveillés, les gens ne peuvent plus défendre librement leurs droits ni lutter pour une société plus juste. La surveillance massive devient une menace pour l'avenir de nos sociétés libres et démocratiques. Elle met également en danger le travail et l'engagement des associations civiles.

De plus, la surveillance, la méfiance et la peur transforment progressivement notre société en un troupeau de consommateurs qui n'auraient “rien à cacher” dans une vaine illusion de sécurité totale ? Ils devraient être prêts à abandonner leurs libertés. Nous ne voulons pas d'une telle société !

Nous pensons que le respect de la vie privée est une part essentielle de la dignité humaine. Une société libre et ouverte ne peut exister sans une communication et des espaces inconditionnellement privés.

Le traçage et le fichage électronique systématiques de toute la population sont loin de nous protéger du crime. Ils coûtent des milliards d'euros et portent atteinte à la vie privée de citoyens innocents.

Sous le règne de la peur, et d'une sur-activité aveugle, les mesures de sécurité ciblées et pérénisées s'avèrent inefficaces, alors que dans le même temps, on omet de résoudre les problèmes quotidiens de la population, tels que le chômage et la pauvreté.

Afin de protester contre la sécuritaro-mania et la surveillance excessive, nous descendrons dans les rues des grandes villes de nombreux pays le 11 octobre 2008. Nous vous appelons tous à vous joindre à cette protestation pacifique. Les politiciens doivent comprendre que nous sommes prêts à descendre dans la rue pour défendre nos libertés.

Vous pouvez trouver les dernières informations sur les différentes manifestations et la liste des villes participantes sur:
http://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/Freedom_Not_Fear_2008.

Nos demandes

1. Réduction de la surveillance

* Suppression de la conservation généralisée des logs de nos télécommunications (rétention de données).
* Abolir la collecte généralisée de nos données biométriques.
* Abolir la collecte généralisée de nos données génétiques.
* Supprimer la vidéosurveillance permanente et les techniques de détection automatique.
* Supprimer le financement pour le développement de nouvelles techniques de surveillance.
* Pas d'enregistrement généralisé de tous les voyageurs aériens (données PNR).
* Pas d'échange d'informations avec les États-Unis et autres États qui n'ont pas de protection efficace des données.
* Pas d'espionnage de nos ordinateurs, à distance ou non.
* Pas de surveillance et de filtrage des communications Internet (Paquet Télécoms UE).

2. Evaluation des moyens de surveillance existants

Nous appelons à un examen indépendant de tous les moyens de surveillance quant à leur efficacité et leurs effets secondaires préjudiciables.

3. Moratoire pour les nouveaux moyens de surveillance

Après l'armement des pays de ces dernières années, nous demandons le gel immédiat des nouvelles lois sécuritaires, qui restreignent les libertés civiles.

4. Garantie de la liberté d'expression, de dialogue et d'information sur l'Internet

* Interdire le déploiement de technologies de filtrage sur les infrastructures réseaux des FAI.
* Garantir que seul le juge indépendant et impartial puisse déclarer un contenu illicite et demander son retrait d'un site web.
* Créer un véritable droit de citation multimédia, aujourd'hui indispensable au débat public dans les démocraties.
* Garantir la protection des lieux communs d'information, de dialogue, et d'expression sur internet( sites participatifs , forums, blogs) aujourd'hui menacés par des lois inadaptées et qui poussent à l'auto-censure (”chilling effect”)

source : http://www.humanrights21.org/?p=26
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 28 août 2008 11:56

Modifié le vendredi 29 août 2008 03:04

Une Usine à Gaz

Nicolas Sarkozy se voyait déjà campé sur le gaillard d'avant du vaisseau européen, en amiral victorieux des pirates. Mais son arme fatale, la « riposte graduée », a du plomb dans l'aile, avant même son inscription dans le droit français. Présenté comme « adapté et proportionné », le dispositif consiste à laisser des officines privées pister les contrevenants, puis à substituer au juge une haute autorité administrative chargée d'obtenir leur identité, de leur envoyer des messages d'avertissements et de suspendre pendant un à douze mois l'accès internet des récalcitrants. Lesquels seront fichés pour empêcher le réabonnement chez un autre fournisseur. Problème, le titulaire de l'accès peut ne pas être le pirate, et surtout l'accès n'est pas individuel. Il est associé à un domicile, une entreprise ou un lieu public. La sanction frapperait donc toutes les personnes – familles, co-locataires, employés - usant de cet accès pour travailler, étudier, s'informer, faire leurs démarches quotidiennes, correspondre, etc. Toutes celles ayant souscrit à des forfaits double ou triple play se verraient même privées de téléphone, tout en étant tenues de payer leur abonnement.

Outre le fait que la riposte graduée est une usine à gaz, qui ne va guère dans le sens de la réduction des dépenses publiques, elle soulève la question du droit à l'accès à internet à l'heure où celui-ci devient le sésame pour accéder aux administrations publiques, à l'enseignement et aux échanges socio-culturels. En Suède, où un rapport préconisait un dispositif similaire, le gouvernement a récemment tranché : « La coupure d'un abonnement à Internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale », ont déclaré les ministres suédois de la Culture et de la Justice. Et l'opposition suédoise semble faire tache d'huile. Un amendement au rapport de l'eurodéputé socialiste Bono sur les industries culturelles a été adopté par le Parlement le 10 avril. Il invite les États membres « à éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à internet ».

Pour le collectif La quadrature du net (collectif nouvellement créé par des citoyens inquiets des visées autoritaires du gouvernement Sarkozy sur internet), comme pour l'UFC Que-Choisir, le gouvernement devrait tirer les leçons de ce désaveu et retirer un projet de loi « à contresens de l'histoire numérique ».

source : http://www.pour-politis.org/spip.php?article531
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 29 août 2008 02:47